LE DEPANNAGE DES PARTIES EN PANNE
Une des grandes forces de Transludie a toujours été que plus de cinquante des membres de l'association assurent l'arbitrage d'une ou plusieurs parties (les bonnes volontés sont toujours accueillies très volontiers !). De cette manière, la survie de Transludie ne dépend pas, comme dans d'autres associations ludiques, de la disponibilité d'une poignée de personnes et cela permet de proposer à tous les Transludistes le démarrage d'une quinzaine de tables différentes chaque trimestre.
La contrepartie, c'est que, sur 50 ou 60 G.O., il y en a forcément quelques-uns qui vont faire faux bond en cours de partie, souvent pour de très bonnes raisons (professionnelles ou familiales), parfois par désintérêt ou négligence. Si ces G.O. défaillants préviennent le bureau de l'association et renvoient le dossier de leur géotage, le mal n'est pas trop grave. Mais il arrive que la situation soit plus floue : le G.O. n'abandonne pas franchement le géotage, il traîne, le rythme des coups devient languissant, la partie perd de son intérêt et personne n'y trouve son compte.
De plus, les membres du bureau de Transludie ne sont pas forcément au courant de ces parties en panne, et parfois, des mois se passent avant que simplement nous nous apercevions qu'il y a un problème. Le système des "correspondants" avait été conçu pour remédier à cette sous-information ; mais, visiblement, la discipline que ce système impliquait de la part de tout le monde n'est pas exactement dans le tempérament transludique. Le bureau en a pris acte : on supprime le système des correspondants !
Mais on met quelque chose à la place : il est demandé à tous les G.O. de considérer désormais que le rythme normal entre deux coups est d'un mois et que le rythme maximum est de six semaines (deux mois en juillet-août). Si, pour une raison ou pour une autre, le G.O. ne peut pas tenir ce délai, il lui appartient (avant la fin des six semaines) de faire un courrier intermédiaire aux joueurs de la table pour les avertir du retard et leur préciser à quelle date il enverra le coup. Si donc un joueur n'a rien reçu de son G.O. depuis plus de six semaines, c'est qu'il y a problème. Le joueur, dans ce cas, prévient notre grand "Game Over" (qui déteste cette appellation) :
Jean-Luc BRUNET, 35 rue du Midi, 94300 VINCENNES (16-1) 43 74 93 59
Le Game Over mènera l'enquête et fera en sorte que la partie reparte normalement avec le même G.O. ou avec un autre G.O..
En somme, une consigne pour les G.O. : ne pas dépasser six semaines entre deux courriers à vos joueurs.
Et une consigne pour les joueurs : quand ça dépasse les six semaines, je sors mon "Game Over".
Oui, mais diront certains G.O. : "Moi, je ne demande pas mieux que de géoter à un bon rythme ; ce sont les joueurs qui répondent en retard". A cette remarque tout à fait justifiée, je répondrai que, sans être un adjudant, un G.O. peut parfaitement inciter ses joueurs à tenir les délais et qu'il y a même des règles de Transludie qui ne demandent qu'à être appliquées concernant les retardataires :
1er retard : avertissement
2ème retard : gel des positions
3ème retard : on cherche un remplaçant
Règles à appliquer de manière conviviale (un petit délai de grâce ou même un coup de fil de rappel ne sont pas interdits avant d'en arriver à sévir) mais avec suffisamment de fermeté pour que les récidivistes de l'envoi avec quinze jours de retard perdent cette agaçante habitude.
De son côté, le bureau veillera à faire un pointage régulier du déroulement des parties pour avoir une vue d'ensemble à peu près exacte (c'est Gilbert CHEVILLON qui s'en chargera : faites bon accueil à ses demandes éventuelles sur l'état de vos parties).
Et maintenant : bonnes parties ! Car, si on est obligé de remettre périodiquement toute cette organisation au point, c'est bien pour remettre aux Transludistes de trouver le plus de plaisir possible dans des jeux qui tournent rond et sans tomber en panne !