GROENINGHE VELT

Compte rendu de partie (partie 459)

I - Présentation

 

Commencée en mai 1990, cette partie s'est terminée quatre ans plus tard en mai 1994. Trois joueurs ont déménagé durant cette période, l'un s'est cassé une jambe, un autre n'a pas renouvelé son adhésion à Transludie tout en terminant la partie, enfin un dernier s'est évaporé Dieu sait où et n'a pas donné de nouvelles pendant cinq mois. Tous ces événements ont sérieusement ébréché la motivation des joueurs et de l'arbitre, pas suffisamment, toutefois, pour provoquer des abandons.

Ce wargame présentait la particularité d'opposer deux équipes de deux joueurs alors qu'habituellement ce sont deux équipes de trois joueurs qui s'affrontent. Cette composition peu commune m'a obligé à revoir la répartition des unités entre les deux joueurs de chaque camp. Vous trouverez en annexe la formation des ailes gauche et droite des armées flamande et française.

C'est donc Thierry Bougain et Philippe Jourde qui se sont affrontés, en deux manches, à Eric Dagron et Gilles Triboulet selon le principe bien connu maintenant des wargamers de Transludie, chaque équipe jouant alternativement chaque belligérant.

Je rappelle les conditions de victoire ; le français gagne s'il parvient à l'un des résultats suivants :

.faire la jonction entre son armée principale et la garnison du château avant la fin du dixième tour de jeu.

.exterminer l'armée flamande (terminer avec deux fois plus d'unité)

 

II - Partie A

 

Thierry commande l'aile droite française, Philippe l'aile gauche. En face, l'aile droite flamande est sous le commandement de Gilles, l'aile gauche sous celui d 'Eric.

 

Situation à la fin du tour 3

 

L'aile droite flamande tient bon face aux coups de butoir de la piétaille et de la cavalerie française. Au Sud de Courtrai, la ligne de bataille se stabilise sur un des fossés de drainage de la plaine maritime. A l' Est, par contre, situation beaucoup plus confuse, le front flamand est percé en deux endroits, libérant de grands espaces où pourront s'engouffrer les chevaliers français. Trois infanteries légères flamandes ferment l'entrée de la citadelle de Courtrai.

Les scores à ce moment du jeu reflètent bien la situation. Les Français essayent à tout prix de forcer les lignes de défense adverses et subissent de nombreuses pertes (points négatifs). A l'inverse, les flamands de l'aile droite bien assis sur leurs positions ont déjà marqué la moitié de leurs points. l'aile gauche flamande qui vient de céder possède un capital bien inférieur.

Nb eng.

AG Franç.

AD Franç.

AG Flam.

AD Flam.

30

-5

-8

14

33

 

Situation à la fin du tour 6

 

L'aile gauche française a été littéralement mise en déroute et l'aile droite flamande victorieuse, malgré de lourdes pertes, amorce un redéploiement pour renforcer le centre de son dispositif. Sur l'autre aile, après les revers initiaux, l'aile gauche flamande a réussi, momentanément, à stabiliser le front. Face à la citadelle, le verrou flamand a été réduit à deux unités, après une sortie infructueuse d'une partie de la garnison.

Nb eng.

AG Franç.

AD Franç.

AG Flam.

AD Flam.

71

38

17

21

40

 

 

Situation à la fin du jeu

 

Les forces françaises n'ont jamais réussi à franchir le ruisseau méridional. Quelques chevaliers errent çà et là, désespérés de leur manque d'efficacité. Par contre, c'est l'hallali à l'Est, l'aile gauche flamande s'écroule et seuls les piquiers des milices de Bruges ont pu échappé au massacre provoqué par les charges incessantes de la cavalerie. Curieusement, la garnison française est restée frileusement derrière les murs et a assisté tranquillement au spectacle.

Nb eng.

AG Franç.

AD Franç.

AG Flam.

AD Flam.

30

47

94

61

-1

 

Il reste 8 unités flamandes (dont 5 sur l'aile droite, 2 devant le château et 1 à gauche) et ... 21 unités françaises. Les Français, contrairement à la réalité historique ont remporté la victoire.

 

 

III - Partie B

 

Gilles se place à la tête de l'aile gauche française, Eric à la droite. Thierry sera le vaillant commandant de l'aile droite flamande, Philippe celui de l'aile gauche.

 

Situation à la fin du tour 3

 

Impressionnantes ces deux armées qui combattent ardemment en tenant bon sur leurs lignes. Car çà frappe fort au début de cette partie : 45 engagements (30 seulement ans l'autre partie à ce moment du jeu). Les flamands présentent un front uni, où tous les espaces sont occupés. Toutes les unités flamandes combattent vaillamment et victorieusement; mais il n'existe aucune réserve. Les français, par contre n'occupent pas complètement le terrain au centre de la bataille.

Nb eng.

AG Franç.

AD Franç.

AG Flam.

AD Flam.

45

-2

12

16

33

 

Situation à la fin du tour 6

 

Les flamands ont craqué, non sans infliger de lourdes pertes aux chevaliers français, et sauf au centre et sur l'aile droite flamande (qui se paie le luxe de poursuivre quelques pauvres ribauds à travers le ruisseau), il ne reste plus de ligne de front organisé. On sent la jonction proche, d'autant plus que la garnison est sortie.

Nb eng.

AG Franç.

AD Franç.

AG Flam.

AD Flam.

83

19

39

25

45

Situation à la fin du tour 8/1

 

Embrassades au milieu du champ de Groeninghe, la fine fleur de la chevalerie française vient de délivrer la garnison de Courtrai. Là encore, l'aile droite flamande a tenu le coup, contrairement à son vis à vis de gauche qui après une magnifique résistance initiale, s'est complètement délité.

Nb eng.

AG Franç.

AD Franç.

AG Flam.

AD Flam.

98

40

68

27

27

 

Les Français gagnent la bataille avant les dix tours de jeux.

 

IV - Fin de partie

 

Chaque camp ayant remporté une bataille, la victoire va à l'équipe ayant remporté la victoire la plus rapide. C'est donc le tandem Gilles/Eric qui emporte la mise. Départagé au goal average, Gilles est proclamé vainqueur. Dans l'autre camp, Thierry précède Philippe.

 

1) Gilles : 129 points

2) Eric : 39 points

3) Thierry : 121 points

4) Philippe : 74 points

Il est à noter que dans la nouvelle mouture des règles où la victoire se calculera en fonction des pertes et non du temps mis à la victoire, c'est alors le camp de Thierry et Philippe qui aurait gagné.

 

V - Statistiques

 

La forte proportion de 5 et 6 n'a pas favorisé les attaques.

 

Tirages du dé :

1 : 32

2 : 32

3 : 36

4 : 21

5 : 41

6 : 36

 

VI - Annexe (répartition des unités)

AG Française

AD Française

AG Flamande

AD Flamande

BUR

ART

VEU

BW1

LAN

PON

ROE

BW2

BRA

NOR

OUD

BVO

TOU

PIC

GEN

BMA

NES

STP

VIE

BKA

HAI

CHA

KOR

BVR

TRI

LOR

AAL

KUS

LIG

AUV

S1

S2

No

Ao

L1

L2

R1

R6

No

L3

A1

A9

NAM

S3

A2

A8

ZE1

Go

R2

R5

I3

ZE2

A3

A7

Ro

I1

A4

A6

 

I2

R3

R4

   

A CH

A5

   

BOU

CLE

   

GAS

POI

   

R1CH

R2CH

   

Co

     

 

ACH : Arbalétriers du Château

R1CH : Ribauds du Château près du fossé

R2CH : Ribauds du Château au bord de la carte

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