Macchiavelli - Table 666(horreur...)

GO : Marie-Claude GORDI.

 

A la suite de cette partie de Macchiavelli, voici le compte-rendu du vainqueur, Stéphane SEVESTRE

 

Le classement à l’issu de cette partie est le suivant :

 

1) Stéphane Sevestre 19 cités Autriche 9/9

2) Jean-Yves Biton 10 cités Venise 7/9

3) Laurent Guérin 8 cités France 6/9

4) Olivier Vermaut Y E1457 Florence 4,5/9

Thierry Lemière Y E1457 Turquie 4,5/9

6) Stéphane Jacques Y A1456 Papauté 3/9

7) Cyril Brandt Y P1456 Naples 2/9

8) Bertrand Bersot Y A1455 Milan 1/9

 

Premiers contacts

 

Avant que les hostilités ne s’ouvrent, je prends contact avec mes nombreux voisins (Venise, Milan, France et Turc) et de ceux-ci, ils découlent que je vais pouvoir m’associer avec Venise. Celui-ci souhaite mettre le florentin dans notre association alors que pour ma part, j’opterai plus sur le français.

 

Les raisons de ces choix sont : un discours très diplomatique (style Komintern) du milanais qui propose au français et à moi-même de nous laisser végéter avant de nous écraser. Particularité de Macchiavelli, les joueurs, en terme d’armées et de richesse, sont loin de partir à égalité et avec le Turc nous partageons tous les deux ce handicap.

 

L’alliance avec Venise est le fruit d’un (jeune) héritage (en cours d'homologation) de d’autres parties et de nos positions respectives.

 

Pour le florentin, on peut attendre, je propose à Venise de tester le français dans les tours à venir avant de s’engager plus avant. Après tout, si cela colle, on sera déjà 3 et sur une table de 8 joueurs, on est conscient tous les deux que si cela est raisonnable c’est presque suffisant aussi.

 

Je prends aucun contact avec Naples et la Papauté qui sont il est vrai fort éloigné de mes bases. Les contacts avec le Turc se limite à une neutralité provisoire sur le modèle " Venise est très gros, il nous sépare pour moitié, ne nous combattons pas, c’est lui qui en profiterait. En plus, tu as vu, il est PREMIER du championnat !".

 

Mon discours avec les autres joueurs (hormis Milan) est très clair, j’annonce un espoir de neutralité avec Venise et une entente offensive probable avec la France. J’apprends par ailleurs une alliance totale turco-napolitaine.

 

Printemps et été 1454.

 

Pour empêcher le milanais de toucher ses premiers revenus en automne, dès le printemps, je rentre dans la province de Milan, c’est le premier acte franchement hostile entre deux puissances. L’unité milanaise qui tenait la province, par crainte de corruption je suppose, c’est placée en garnison. Pour le reste rien de spécial, les joueurs cherchent surtout à occuper les territoires neutres. Le florentin inquiète par sa neutralité les 2 coalitions (Venise-France-Autriche et Turc-Naples) qui voit en celle-ci une chance pour la Papauté de grossir sans résistance, ce qu’elle ne se prive pas de faire. En été, le français rentre dans Pavia tandis que je m’empare de Cremona avec mon armée située dans la province milanaise, celle-ci étant remplacée par celle placée en Carinthia.

 

Hiver 1454.

 

Après avoir été convaincu par les 2 coalitions, Florence entre enfin dans la danse en prenant Bologna et Romagna à la Papauté. Le turc quant à lui s’empare de la province d'Ancona.

 

Milan s’enfonce inexorablement, Venise s’empare de Parma, la France de la province de Montferrat (prise précédemment par le milanais) et moi de Piancenza tout en assiégeant Milan (sa dernière cité d’origine). J’assure le français de l’ampleur de l’alliance qui m’unit à Venise et par là même à lui-même en lui faisant part de cette primeur.

 

Printemps 1455.

 

Naples s’empare de Patrimony jusque-là aux mains papales, Florence s’empare de Modena, Sienna et Urbino. Le Pape réussi à prendre Pontremoli.

 

Milan comme prévu corrompt mon armée assiégeant la cité milanaise ne pouvant pas brisé celui-ci par une autre voie. Malgré les positions françaises et vénitiennes, je n’ai pas placé de contre-corruption, je me suis contenté de remplacer l’unité supprimée par une autre. Les autres possessions milanaises (Saluzzo, Como et Genoa) sont éparpillées.

 

Turc, napolitain et florentin se partagent les restes de la Papauté. Me rappelant alors mes études chez les jésuites et malgé l’aversion de ceux-ci pour le Pape je décide de le soutenir en attaquant le turc infidèle en Bosnia.

 

Eté 1455.

 

Le français s’empare de Saluzzo et de Genoa, je lui prends Pavia conformément à nos accords (à lui les territoires riches qui séparent à l’origine la France et Milan, à moi les territoires d’origine du milanais).

 

Naples s’empare de Rome et de Spoleto, Florence de la province de Perugia, le turc de la cité d'Ancona. Les possessions papales se limitent à 2 cités (Modena et Perugia) et 2 provinces (Pontremoli et Modena). Poursuivant ma quête du Graal, je libère Herzegovina des barbares. Venise se réorganise militairement en se déployant surtout en mer Adriatique.

 

Automne 1455. Le tournant de la partie.

 

Avec le soutient vénitien, le Pape s’empare de Bologna ; grâce à une corruption, il occupe Perugia (province et cité). Le français à l’aide d’une grosse corruption s’empare de Lucca et Pisa (aux mains de Florence), mais il perd Marseille où le turc débarque. Venise s’empare de Modena (Pape) et surtout de Naples, Aquila et Bari grâce à une grosse corruption (armée à Aquila retournée qui pénètre dans Naples). Le turc supprime comme prévu mon armée en Herzegovina pendant que je retourne son armée à Ragusa qui s’empare d'Albanie.

 

En bref, un tour pendant lequel ont eu lieu 4 grosses corruptions avec retournement des armées adverses (Venise avec Aquila, France avec Lucca, Papauté avec la province de Perugia et Autriche avec Ragusa) et une petite corruption (Turc avec Herzegovina). Au bilan, le Pape est moribond mais vivant, turc, florentin et napolitain (surtout ce dernier) sont encore présents. Notre coalition se porte à merveille mais nos dépenses du tour ont été considérables. Le Turc prépare un assassinat sur ma personne et appelle les intéressés à lui adresser des dons. Il faut dire que Jean-Yves a un peu écoeuré nos adversaires depuis quelques tours où il a annoncé à ceux qui l’appelaient que j'assurais la permanence diplomatique et militaire pour nos 2 puissances.

 

Printemps 1456.

 

Ouf de soulagement, la tentative d’assassinat dont j’ai fait l’objet a échoué.

 

Le turc est réduit à une peau de chagrin (Ancona, Tunis, Sardinia et Avignon, cette dernière atteinte par avion de Marseille !) de même que la Papauté (Pontremoli, Bologna, Spoleto et la cité de Perugia). Le napolitain, plus fort parti qui nous fait face maintenant, ne voit pas une petite flotte vénitienne pénétrer en mer Ionienne même s’il voit Salerno tomber aux mains de ce dernier. Je récupère finalement Pavia pour bénéficier du " dé " du milanais (revenu variable).

 

Eté 1456.

 

Stupeur dans les rangs de nos adversaires, il n’y a plus de napolitain ! La petite flotte vénitienne en mer Ionienne corrompt et retourne l’armée napolitaine stationnée à Messina qui s’empare de Palermo. Cette petite flotte s’empare presque à elle seule des 2 dernières cités napolitaines. Florence reprend Pisa.

 

Automne 1456.

 

Florence prépare sa perte en s’emparant de Bologna grâce à une unité d’élite (force doublée au combat). Il s’empare également de Perugia et ainsi élimine le Pape.

 

 

Printemps 1457.

 

Après avoir verrouillé au nord la botte italienne, je tente avec succès une grosse corruption pour retourner le fer de lance florentin contre lui-même. Avec son ex-unité d’élite, je m’empare de Florence et laisse Bologne aux mains de Venise.

 

Venise s’empare (toujours à l’aide sa petite flotte...) de Sienna. Une flotte pirate turc s’empare de Venise. Malgré sa très forte envie de punir l’infâme, je convainc Venise de ne pas se désunir et de laisser celui-ci entreprendre des actions de court terme sachant que Tunis menacé par la France et lui même va bientôt tomber et par la même supprimer le turc de la carte.

 

Eté 1457.

 

Pisa tombe aux mains du français, Florence du vénitien et Arezzo de l’autrichien : c’est l’élimination de Florence.

 

Le turc lassé de jouer les derniers mohicans capitule et s’assure la perte de Tunis que le français se charge de prendre.

 

A ce niveau de la partie, il ne reste que 3 survivants alliés depuis le début qui souhaitent voire la partie se conclure ce qui se fera à la fin de l’hiver 1457 pour une histoire de règlement.

 

Positions finales.

 

Autriche Durazzo, Albania, Ragusa, Herzegovina, Bosnia, Croatia, Carniola, Slavonia, territoires de départ de l’AUTRICHE et de MILAN, Modena, Mantua, Lucca, Bologna, Arezzo, Perugia, Ancona et Swiss.

 

France Avignon, Marseille, Turin, Saluzzo, Savoy (province), Genoa, Montferrat (province), Pisa, Corsica et Tunis.

 

Venise Dalmatia, Istria, Friuli, Treviso, Vicenza, Padua, Ferrara, Verona, Briesca, Bergamo, Trent (province), Florence, Sienna, Patrimony, Aquila, Naples, Salerno, Bari, Otranto, Messina et Palermo.

 

Dernières remarques.

 

Je n’ai pas parlé du hasard jusqu’ici malgré qu’il soit assez important dans ce jeu même s’il n’est pas déterminant. J’ai été sa principale victime mais comme je n’ai pas été attaqué aux endroits vidé de cette manière et que financièrement entre nos 3 puissances les fonds ont bien circulé, cela a été sans suite. Il incite bien à la diplomatie car suivant que l’on ai des alliés ou pas ses conséquences passent d’infimes (moi) à terrible (Florence dont une armée à valser lors de l’assaut final même si là il a fait une ereur). Pour terminer, je vous livre un commentaire de Marie-Claude: " si tu avais moins de territoire, tu serais moins souvent sa victime !". A l’occasion, je lui avait même demandé par superstition de changer de paire de dés.

 

Un grand merci à Marie-Claude pour un géotage rapide, sans erreur (hormis l’avion entre Marseille et Avignon) et avec un seul point noir, un usage abusif de tableaux (1 pour le revenu auquel à l’instar de mes 2 compères j’ai toujours été obligé de le décrypter avant d’analyser son contenu, et 2 autres pour la carte alors que nous fournir la carte aurait été plus pratique).

 

Pour mes 2 alliés, je remmercie Jean-Yves qui a accepté de me laisser la première place au bénéfice de mon apport supérieure et à Laurent pour avoir tenu ses engagements.

 

 

STEPHANE SEVESTRE

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