La vie du monde, où " il n’y a pas que le JPC dans le jeu ! "

 

MASTERS FORMULE DE 96

 

 

Cela se passait fin octobre à Asnières sur Seine au nord-ouest de Paris. Deux jours, deux circuits réputés "rapides" et deux membres du bureau pour vous raconter ce qui c'est passé (note : perdus au milieu de 153 énergumènes de toutes espèces, même féminine : 4 pilotes féminin en tout et pour tout, c’est un début... et pas mal par rapport à des conventions classiques). La première journée est consacrée au Grand Prix d'Afrique du Sud et débute par deux séances d'essai. C'est pour moi ma première expérience d'essai chronométré, il s'agit d'aller vite dans le déplacement de la Formule Dé (la voiture) sans faire d'erreur dans son déplacement. Après la première séance, j'obtiens une 8ème place (ce n'est pas mal) et Alain réussit à décrocher une 2ème (ce qui est mieux, mais lui c'est sa deuxième participation aux Masters (note : comme il y a 15 tables, une 2° place signifie entre 16° et 30°...). Alors qu'il vise maintenant une pôle position, je tente de me persuader d'aller plus vite pour, à défaut d'améliorer, tenter de conserver ma place. Malheureusement, toutes mes prises de risques se trouvent compensées par mes erreurs : en fait je ne parviens qu'à refaire le même temps (à quelques 1/100 près). Alain quand à lui ne fait pas mieux. Au final sur ces essais, nous nous plaçons à la première des 3ème place pour Alain (note : donc 31°, vous aviez suivi !) et la première des 10ème places (136°) pour moi (ah, les essais quand on ne connaît pas)... Pour ceux que ça intéresse, une dizaine de coureurs ont fait le tour en moins d’une minute, tous déplacements compris !

Donc par le plus grand des hasards à la même table, la 1, celle de tous les revanchards qui avec un essai à peine meilleur auraient pu se retrouver une place devant sur la grille (et sur une table à 11 car 155 se divise mal par 10 !)... sauf l’auteur de la pole, qui ne pouvait pas mieux faire : 14 coups en 0’48’’15 (Explication : chaque minute pleine rajoute un coup au nombre de coups pour faire le tour, une pénalité de pneus aussi, alors qu’une erreur de positionnement rajoute 2 coups).

 

Avant le départ, la météo est tirée pour toutes les tables : temps variable. Chacun choisit alors sa stratégie de course et construit sa voiture en conséquence. Alain, en deuxième ligne, va tenter une attaque extrême : tout miser sur les pneus pour se permettre de prendre d'énormes risques dans les virages, mais c'est aussi construire une voiture moins solide (moins de carrosserie, plus de risque d'accident suite à "touchette"). Pour moi, partant en fin de tableau, je choisis de rester derrière avec une voiture un peu plus solide avec toutefois la moitié de mes points dans les pneus. Je monte des pneus pluie qui peuvent s'avérer très utiles si la pluie se met à tomber le premier tour (option a priori risquée mais quand on est loin sur la grille, il faut ce qu’il faut !).. Il s'agit donc d'attendre bien sagement la pluie (en priant pour qu'elle arrive vite) pour attaquer à ce moment là, le temps que les autres concurrents passent au stand pour changer de pneus.

 

Départ, aucune surprise, si ce n'est que je suis le seul à être parti en pneus pluie, cela sera d'autant plus intéressant dès qu'il pleuvra. La première moitié du premier tour se passe sans événement majeur : Dès le premier virage, la pôle est doublée par le second, puis quelques virages plus loin par Alain. Quand à moi, je reste autour de l'avant-dernière place. C'est alors que la course tourne à notre avantage, Alain prend la première place dans l'avant dernier virage (il ne la quittera plus : -) ) et part la même déclenche le début de la pluie (celle-ci restera en fixe quelques coups plus tard). La majorité des concurrents se trouve alors dans le long virage à 2 arrêts qui précède. Là c'est la panique, tous se voient soudainement obligés de conduire bien plus lentement (l'un d'eux devra même passer une 1ère après une 4ème). Pour ma part, je profite alors de mes pneus pluie pour gagner quelques places et me hisser en 7ème place après l'abandon forcé de l'ancienne pôle (alors en 4ème place) dans le dernier virage, juste devant l'entrée des stands sur collision et moteur cassé(un superbe carton, j’ai vu ça dans mon rétro !). Le premier arrêt au stand voit tous les concurrents changer pour les pneus pluie. Le tour suivant, les concurrents sont alors bien plus dispersés, je gagne encore une place alors qu'Alain se maintient en tête de la course. Première moitié du dernier tour, je gagne encore une place, me voilà 5ème. Tous les concurrents se trouvent alors séparés d'à peu près un coup. C'est quelques virages plus loin que commence alors ma période de jets malchanceux (à partir du moment où il m’a demandé conseil, pas de bol !) : petits jets quand il en faut des grands pour entrer dans le virage, grands jets quand justement il n'en faut pas. Ce genre de période est des plus embêtantes surtout quand elle ne se termine pas, et c'est ce qui fut mon cas jusqu'à ce que mes deux poursuivants me rattrapent et passent la ligne d'arrivée. J'ai donc fini la course 7ème (qui marque des points) et dernier à franchir le ligne vu que 4 autres étaient hors course depuis quelques temps. Alain quand à lui obtint sa première victoire grâce à un poursuivant direct relativement peu offensif (ce qui lui coûta d'ailleurs sa deuxième place ça c’est bien vrai, ça !).

 

Le lendemain, le Grand Prix de San Marin devait nous occuper pour la deuxième journée. Les deux séances d'essai se déroulèrent sous la pluie (ce qui ne devait pas faciliter les chronos remarquables). Alain réussit toutefois à taper une pôle position dès son premier essai, pôle qu'il conserva grâce à la mauvaise météo (et non malheureusement, ma 6° place au premier essai s’est transformé en 20° après le deuxième passage où beaucoup de monde a amélioré en apprivoisant la pluie). Pour ma part, mon premier essai me permit surtout d'apprivoiser le circuit (que j'avais découvert le matin même). Lors du second (quoique finalement meilleur que le premier), je commis une "magnifique" (vraiment ! 4 coups de perdus...) erreur sur la ligne d'arrivée qui me coûta de nombreuses places. Finalement je me retrouvais sur la dernière table des 9ème places (soit une place de mieux que la veille). Toutefois, un manque de chance sur mes tirages en tenue de route et peut-être un défaut de conception fit qu'au bout d'un tour, ma Formule Dé quitta la route. C'est donc à ce moment-là que se termina ma participation aux Masters, aussi je laisse la parole à Alain, qui lui en a vu la fin.

 

Salut Cyril, et sans aucun doute à l’année prochaine ! Quant à moi, cette deuxième journée a été aussi faste que la précédante, et beaucoup plus calme quant aux poursuivants... Ah, les belles configs à 12 pneus sur 22 points, c’est dangereux mais quand ça passe, c’est bien ! Et comme le Masters ne se joue que sur 2 courses, c’est le tout pour le tout !

 

Deux victoires au classement final, mais nous étions (malheureusement pou moi) 5 dans ce cas ! , une première à ce niveau (c’est le premier Masters où il y a plus d’un " double vainqueur "). Grâce à mes essais de bonne qualité mais pas géniaux, je termine 3° au classement général, à vrai dire plus près du 4° que du 2° (les 5 premiers : 3243 - 3234 - 3148 - 3138 - 3127) ! Un podium de justesse, mais un podium tout de même, et pleins de lots pour ce Masters très généreux cette année (Philippe, j’ai encore une " Vallée des Mammouths " à vendre !). Au fait, Cyril est 148°, mais ce sera mieux l’an prochain ! Quant à l’écurie, avec un autre Cyril, on finit 19° sur une quarantaine.

 

Pour résumer, une bonne ambiance pour deux jours super sympas !

 

NOUVELLES DU FRONT (2) :

 

Pour ceux qui sont intéressés par le jeu, un championnat " TRANSLUDIE & CO" est en train de se monter. Nous projetons d’être 8 avec participation de 6 coureurs à chacune des 12 sessions, soit 9 après-midi à prévoir par personne ! Les essais ne sont pas prévus suivant le système vu ci-dessus (ce sera sans doute par mises), et chacun aura la charge d’une écurie complète, donc deux voitures sur une course de 12.

Les règles seront mises au point avec l’accord de la majorité (à priori, les règles telles que jouées au Masters sont pas mal...., j’en ferais un résumé complet pour chacun. Par ailleurs, diverses options peuvent venir se greffer.)

 

Nous sommes actuellement 4 (ou 5), à savoir Marie-Pierre et Alain DAVID (eh oui, le jeu que Marie-Pierre aime !), Jacques LAROQUE, Cyril BRANDT et (?) notre vénéré président Bernard FAIVRE qui hésite toujours.

Les courses se dérouleront vraisemblablement le Samedi après-midi (prévoir de rentrer tard pour dîner !) en région parisienne (j’ai un faible pour Montigny le Bretonneux, mais ça peut se discuter du moment qu’on essaye d’éviter AMIENS !)

 

La liste est ouverte, j’attends vos appels pour pouvoir organiser cela. En particulier, les participants de la table à la dernière AG (Jean Pascal NAIL, Patrick ou Steve DESTRUEL si je n’ai oublié personne).

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