Compte rendu de partie
1830 (table n° 647)
Commencée en octobre 1993, cette partie s’est terminée trois ans plus tard en octobre 1996. Elle a opposé :
Pour tous les joueurs, ce fut une première et le jeu ne semble pas, par la suite, les avoir convaincus. Ce furent sans doute cette méconnaissance initiale et l’absence d’un joueur expérimenté qui aurait pu initier quelques coups qui enlevèrent tout rythme à cette partie. Personne n’a cependant abandonné. (ce qui confirme que l’expérience sur table est très utile...)
1 . Enchères initiales
|
Alexis |
Olivier |
Patrick |
René |
Steve |
|
|
SVN&RR |
2 |
27 |
11 |
40 |
17 |
|
C&Stl |
60 |
57 |
11 |
||
|
D&H |
80 |
87 |
11 |
100 |
|
|
M&H |
100 |
127 |
21 |
200 |
111 |
|
C&A |
130 |
272 |
21 |
||
|
B&O |
150 |
161 |
3 remarques :
2. Les corporations
NYNH
Cette corporation a démarré dès le premier tour et fut longtemps la seule opérationnelle (jusqu’au 5° tour). A tranquillement distribué des dividendes presque tout le long de la partie puisque son président s’est longtemps contenté du réseau construit le troisième tour (pas de tuile posée entre le 3° et le 10° tour). A été mise en difficulté au 13° tour avec l’apparition des trains Diésel.
ERIE
Ouverte au 5° tour, cette corporation n’a pas su se construire un réseau lucratif. Si la distribution des dividendes a été régulière jusqu’au 9° tour, il a fallu ensuite capitaliser pour s’adapter à l’évolution technologique. Malgré celà, la corporation a également été mise en difficulté lors de l’apparition des trains Diésel.
PRR
Le paradoxe de la partie. La corporation la plus lucrative et également la moins cotée. Longtemps située dans les parties grises du Stock Market, cette corporation a fait la fortune d’Olivier qui en a possédé jusqu’à 80 %.
B&O
Ouverte tardivement (9° tour), cette corporation a pourtant été très fructueuse grâce à l’interconnexion des réseaux de la PRR et la B&O. Assez curieusement, Patrick qui en avait obtenu de droit la présidence grâce à l’acquisition de la compagnie du même nom ne l’a pas developpée et en a cédé la direction à Olivier.
NYC
Ouverte au 10° tour seulement, a du très rapidement capitaliser pour négocier l’arrivée des nouveaux types de train. Sa progression boursière fut cependant contrariée par quelques ventes inopportunes.
C&O
Ouverte au 11° tour, comme la NYC a du d’abord capitaliser avant de décoller. La dernière née a été une des plus rentables grâce à une volonté de développement commune avec la PRR voulue par le président Olivier.
La CPR et la B&M n’ont pas joué.
Quelques statistiques
|
NYNH |
ERIE |
PRR |
B&O |
NYC |
C&O |
|
|
Ouverture |
1 |
5 |
6 |
9 |
10 |
11 |
|
Président |
Steve |
Alexis |
Olivier |
Patrick puis Olivier |
René |
Olivier |
|
Valeur initiale |
90 |
82 |
67 |
90 |
67 |
76 |
|
Revenus |
4160 |
2820 |
6690 |
5620 |
3470 |
6550 |
|
Dividendes |
3720 |
2280 |
5330 |
4574 |
2578 |
5240 |
|
Apport présid. |
509 |
240 |
3 - Les joueurs

Olivier : le vainqueur malgré des débuts difficiles (10996 $). Trois coups lui ont permis d’arriver sur la plus haute marche du podium. D’une part, la vente de la compagnie C&A à la PRR lui a amené les liquidités qui lui faisaient défaut depuis le départ. Le cours extrêmement bas de la PRR (18 $ à un moment) l’a autorisé, d’autre part, de détenir 80 % des parts au moment où la corporation distribuait ses premiers gros dividendes. La différence était faite. Enfin, la présidence commune de la B&O, de la PRR et de la C&O a permis de connecter les réseaux des trois corporations.
Steve: le second (7346 $). S’est trop longtemps contenté d’une première place qui lui semblait acquise. Pendant qu’il survolait le classement, Steve aurait dû prendre quelques risques en mettant en route une autre corporation.
Patrick : le troisième (7228 $). N’ayant aucune présidence, Patrick a forcément possédé moins de certificats que les autres. A talonné Steve pour la seconde place, lorsque celui ci a du mettre la main à la poche pour acheter un train à la NYNH. Je ne comprends toujours pas pourquoi, il a abandonné la B&O alors qu’il en était président.
Alexis : le quatrième (2518 $). Loin derrière les trois premiers. A mis tous ses moyens dans ERIE qu’il a mis trois tours à démarrer. ERIE n’étant pas une corporation très lucrative (réseau peu avantageux, peu de distributions de dividendes), Alexis n’en a pas tiré tout le profit qu’il en espérait.
René : le dernier (2275 $). Ne s’est pas vraiment investi dans le jeu, malgré tout n’a pas abandonné. Aurait pu terminé avec un capital supérieur avec un peu plus de rigueur dans la gestion.
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