Macchiavelli 569, partie telle que l'arbitre l'a vue

 

En ce début de partie, les joueurs découvrent leurs pays :

 

Hervé MAITTE est l'Autriche, Hervé AGUIRIANO est Florence, Claude LAVILLONIERE est la France, Alain DAVID est Milan (ah bon, ndlr...) Philippe HOCHIN est Naples, Patrice HUMIERE représente la papauté, Richard EYNARD-MACHET est la Turquie et enfin Alain FLOUCAT est Venise.

1454

Déjà les messages donnent le ton :

- Je hais les coups de fil après 22 h ...

- J'abomine les coups de fil avant 8h30

- Je tiens en horreur les coups de fil le samedi matin.

Une année sans peste : tout le monde sourit.

Corruption réussie contre le milanais par la France et déjà celui-ci disparait de la carte ... brève apparition (ndlr : je me disais bien que cela ne m'avait pas laissé de souvenirs !) Pour sa part, le napolitain s'empare de Rome.

Le rire n'est plus sur toutes les lèvres, mais chez certains les caisses sont vides.

1455

Le ton est donné : famine en Autriche accentuée par une trahison française... la survie est au rendez-vous. (ndlr : il a vraiment une gueule d'assassin, ce français).

Florence corrompt la flotte turque de Tunis et Naples court deux lièvres à la fois en s'emparant de Pise.

La Turquie est bien mal en point.

Venise se défend face au Pape et Florence subit la peste à Pise.

Les messages fleurissent :

"Compte tenu que la République de Florence n'a pas cru bon de respecter la politique de non-ingérence qu'elle avait elle-même définie dans le conflit entre le Pape et Naples, l'empire Ottoman se voit délier de sa promesse de respecter la souveraineté du littoral florentin."

"Venise, dans sa grande bonté et parce qu'elle est très pieuse, accorde son pardon au Pape. Mais qu'elle ne l'y reprenne plus."

1456

Famine et peste font de sravages dans les rangs.

Les corruptions deviennent difficiles, les contre-corruptions le prouvent.

L'Italie explose de toutes parts :

- L'autrichien est acculé aux Alpes

- Venise tombe aux mains du turc

- Naples est sous le joug du Pape

- La France est gouvernée par Florence (bien fait)

- Milan est le fief du français (ndlr : snif)

"La langue arabe m'étant inconnue, je reconnais l'autorité du turc sur Tunis"

"Gênes étant italophone, l'autorité française est illégitime dans cette province et le Roi devrait imiter le gouvernement éclairé de Florence en laissant Gênes aux italiens".

1457

La peste fait toujours rage.

Des évènements majeurs ponctuent cette année :

- Faillite du florentin

- Faillite et survie de Venise

- Naples disparait de la Carte

- renouveau de l'Autriche.

1458

Une année de consolidation. Chacun prend ses marques en vue de la dernière année et de ce fait, personne ne prend le risque de trahir.

Suite à l'abandon de l'autrichien, Maurice CORNELOUP reprend les miettes d'un pays en pleine croissance.

Cette position va coûter cher au turc. L'autrichien, inactif du point de vue diplomatique jusque là, est repris par un adepte de la diplomatie. Maurice grignote ainsi les territoires turcs pendant que celui-ci retire Venise de la carte. Le français prend garnison à Pavie et s'y terre.

1459

La partie se termine sur une peste qui détruit les espoirs du français qui doit subir la faillite. (ndlr : comme quoi, les méchants sont toujours punis...)

Une année bien calme puisque chacun joue la défensive... sauf notre ami Maurice qui poursuit vers le sud. Heureusement pour le turc, la dernière saison voit la faillite autrichienne...trois cités sont ainsi épargnées...

Le bilan :

Florence (13) : Avignon, Marseille, Savoie, Gênes, Modaine, Pise, Florence,

(Hervé AGUIRIANO) Sienne, Piombino, Arezzo, Corse, Sardaigne et Palerme.

Turquie (11) : Padoue, Trévise, Carniola, Venise, Croatie, Dalmatie, Raguse,

(Richard EYNARD-MACHET) Albanie, Durazzo, Messine et Tunis.

Papauté (10) : Milan, Crémone, Mantoue, Ferrare, Bologne, Perugia, Ancône,

(Patrice HUMIERE) Rome, Naples et Bari

Autriche (3) : Tyrol, Autriche et Hongrie

(Hervé MAITTE-Maurice CORNELOUP)

France (1) : Pavie (ndlr : ouaf...) .

(Claude LAVILLONNIERE)

Macchiavelli 569, partie vue par le Florentin

 

J'avais découvert ce jeu de plateau pendant un week-end au Mée sur Seine et j'avais aimé ce mélange de diplo et d'économie (important).

 

La partie s'est très bien déroulée au niveau de l'arbitrage parfait et des échanges épistolaires.

Voilà comment Florence a vu se dénouer l'avenir italien.

 

Dés le début, une alliance avec des démonstrations de confiance et la mise en place d'une frontière à longue durée s'est créée entre Florence et le Pape. Cette alliance était indispensable car nous étions trop imbriqués et chacun devait se développer de son coté.

 

Dés la première année j'ai pu m'emparer de Gênes pendant que, grande surprise, le français éliminait le milanais qui n'a quasi rien fait pour se défendre (ndlr : qui n'a surtout toujours rien pigé à ce jeu ...)

 

Le napolitain au printemps 1455 était très menaçant et avec le Pape, on s'est serré le coudes. Cette année là fut très dure, car la France se rapprochait de Gênes et d'ailleurs réussit à me l'enlever. Grâce au Pape, j'ai réussi à expulser le napolitain de Pise que par une expédition très aventureuse il m'avait enlevé. Moi-même j'ai mené une expédition contre Tunis ; mais à cause des pressions napolitaines et françaises, j'ai du recentrer mes forces et le turc, qui devenait avec le français un des plus forts, pouvait récupérer Tunis.

 

Le français ayant une politique terrestre, j'ai réussi à le prendre par derrière en aidant un peu l'autrichien. Mais des problèmes économiques (j'avais fait des prêts inconsidérés pour corrompre le français) ont semé la révolte partout. De plus, la peste m'avait détruit deux armées et je pensais mon heure finie. (ndlr : lyrique, le vainqueur...)

 

Mais encore l'alliance papale m'a sauvé ainsi qu'un accord avec le turc et le français s'est ainsi retrouvé avec tout le monde à dos (ndlr : bien fait) (le vénitien ne comptant pas pour grand chose). Son manque de réponse au courrier y est surement pour quelque chose.

 

A partir de 1457, ce fut une longue reconquête contre le français avec l'aide du Pape et de l'Autriche et aussi pour moi les tentatives pour lancer le Pape et le Turc en guerre. La dernière année a été l'année de la peur car le Pape avait toutes les possibilités de me trahir et de gagner la partie en lançant ses quatre armées à Florence.

 

Ainsi, je dois remercier Patrice pour sa rigide fidélité. Une alliance de cette qualité est rare et il aura mérité de gagner plus que moi. Mais ça me fait plaisir enfin de gagner ma première partie par correspondance !!!

 

Merci à l'arbitre et à tous les joueurs pour cette partie vivante et passionnante.

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