La Vallée des Mammouths n°928

Il était une fois une paisible petite vallée où les mammouths cohabitaient tranquillement avec les tigres à dents de sabre. Jusqu’au jour où malheureusement pour ces animaux apparut le plus féroce de tous, le néandertalien, un de nos lointains ancêtres (encore que pas si lointain de certains…). Très rapidement, ils se regroupèrent en tribus aux noms étranges : il y avait les Al-Huns, les premiers d’une longue série, les Fopaferchiais car il paraît qu’il ne faut pas les faire ch…, les Crâ-Crâ qu’on sentait venir de loin, les Folleux Drilles qui faisaient tout le temps la fête et enfin les Trop-Glos qui préféraient les grottes.

 

Au début, la présence du lac a attiré dans l’est quatre tribus où elles se sont vite retrouvées très à l’étroit. Les Al-Huns furent donc tout à leur aise dans l’ouest de la vallée. Après une première année fort tranquille entre chasse, pêche et cueillette, le premier été s’achève avec deux événements clés : les Al-Huns abusent un peu trop des plaisirs de la chair et affichent un record de naissances qui fait doubler leur population ; les Folleux Drilles attirés par les territoires de chasse des Trop-Glos leur fondent dessus, mangent la moitié d’entre eux et les rabattent sur leur village d’origine (en vue, peut-être, de se constituer un garde-manger de nourriture fraîche). Mais ce garde-manger improvisé se rebelle contre eux dans le courant de l’hiver, et le même temps les Crâ-Crâ leur viennent en aide ainsi qu’un Mammouth qui devait servir de dessert aux Folleux Drilles (mais il s’avère que c’est plutôt l’inverse). C’est un véritable massacre et seule une femme en sort indemne pour être capturée peu après par les Crâ-Crâ. Au premier tiers de la partie, les Al-Huns s’en sont le mieux sorti avec 25 âmes dans 7 villages ; suivent les Crâ-Crâ à 15 pour 6 villages ; enfin les Fopaferchiais et les Trop-Glos n’ont que 14 âmes et 3 villages.

 

Au cours de l’été suivant, on assiste aux premiers incidents de frontière entre les Al-Huns en plein développement et les Crâ-Crâ qui occupent le milieu de la vallée. Ces derniers semblent pour l’instant se satisfaire de leur seconde place et ne souhaitent pas taquiner le leader. Ce sont quelques guerriers Fopaferchiais qui tentent une expédition en traversant les volcans : ils parviennent à s’emparer d’un village Al-Huns qu’ils tiendront plus d’une année. Il leur faut en effet tout ce temps pour invoquer l’esprit de la pluie. Celui-ci déclenche la crue d’une rivière qui tue 1 guerrier Al-Huns. Mais la vie continue tout de même au cours de cet hiver avec ses joies (les Al-Huns continuent à joyeusement se vautrer dans la débauche : nouveau record de naissances qui fait une nouvelle fois doubler leur population) et ses malheurs (les Crâ-Crâ lancent leur premier cri de famine : " On a faim ! ").

Lors du troisième été, la situation s’envenime entre Fopaferchiais et Al-Huns : ces derniers lancent une expédition punitive sur un village de leurs agresseurs (souvenez-vous du village de l’autre côté des volcans…). Sur leurs 15 guerriers, ils n’en perdent que 2 et prennent le village, capturent une femme et tuent (mais sans les manger) les 8 adversaires qui assuraient sa protection. Les Fopaferchiais sont rejoints dans leur combat par les Trop-Glos qui attaquent de leur côté un village Al-Huns : c’est malheureusement un échec. On signale les deux premiers cas de décès par famine chez les Crâ-Crâ. Les Fopaferchiais inventent alors le secours humanitaire (5 pts de nourriture contre une carte Marche Forcée, c’est honnête), non suivis par les Trop-Glos qui se contentent d’encaisser le financement (une carte Engrais Naturel, c’est malhonnête). Ce troisième hiver se termine dans le sang (46 morts, plus d’un quart de la population humaine de cette si " paisible " vallée). En effet, aux meurtriers combats (toujours entre les trois même peuplades) s’ajoute un terrible tremblement de terre qui frappe le sud-est (étrangement celui-ci ne touche que les Al-Huns qui viennent de reprendre leur village situé près des volcans, interrompant de peu l’invocation de l’esprit de la terre des occupants Fopaferchiais… étrange, non ?).

En prévision des combats qui ont eu lieu (et surtout de la possible perte d’un de leur village), les Fopaferchiais ont préféré confier leur réserve de nourriture aux Trop-Glos. Au second tiers de la partie, les Al-Huns sont donc toujours en tête avec 43 âmes dans 7 villages ; mais ils sont talonnés par les Trop-Glos et leurs 36 âmes et 6 villages ; suivent alors les Fopaferchiais avec 18 âmes et 3 villages ; et enfin les Crâ-Crâ qui subsistent péniblement avec 21 âmes (en pleine crise alimentaire) et 1 village.

 

Sentant la victoire leur échapper (et peut-être aussi à cause d’une tribu fort nombreuse qu’il s’avère difficile à nourrir), les Al-Huns tentent de faire la paix avec les Fopaferchiais. Mais ces derniers sont actuellement en pleine traque contre les Crâ-Crâ (en prévision des rudes hivers, un peu de cannibalisme ne peut pas faire de mal). Et en effet, l’hiver suivant, toutes les tribus se trouvent frappées d’une difficile crise alimentaire dans laquelle périt près d’un tiers des habitants de cette vallée qui commençait à être surpeuplée. Cette famine dure près d’une année complète ; les Crâ-Crâ n’y survivront pas (les Fopaferchiais ayant aussi contribué à leur disparition). Mais la fin de partie s’avère sans surprise malgré un changement de chef pour les Trop-Glos. Sans grande surprise, le résultat final fut :

 

1° Alain DAVID (Al-Huns) 13 villages

2° Olivier ANGIN (Fopaferchiais) 4 villages 64 nourritures

3° Stéphane TAISNE (Trop-Glos) 4 villages 11 nourritures

4° Hervé AGUIRIANO (Crâ-Crâ) exterminé tour 16

5° Jean-François MORCET (Folleux Drilles) exterminé tour 6

6° Dominique COLSON (Trop-Glos) abandon tour 15

    1. Cyril BRANDT

Dieu Tout-Puissant

dans cette vallée si tranquille



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