Professeur Ribouldingue grand spécialiste en neurologie, très grand spécialiste en neuropsychiatrie, très très grand spécialiste en euro tout court, ancien interne de l’institut medico-légal, ancien externe de l’institut medico-illegal, possesseur de la légion d’honneur, possesseur de presque toute sa tête, etc.

 

Mon cher confrère,

Je fais appel à vous, car depuis maintenant deux ans, je suis face à un cas unique dans ma longue carrière. Rappelez-vous quand nous étions à la faculté ensemble, voici déjà quarante-cinq ans.

Mais avant tout je dois vous énoncez le déroulement chronologique des événements concernant celui-ci. Tout d’abord, mon patient est du sexe masculin, père de famille, la trentaine. C’est son épouse qui est venu la première fois, se plaignant que son mari ne passait pas une nuit sans faire des cauchemars. Ce qui inquiétait quelque fois ses enfants et elle-même, car cela le réveillait dans des sueurs et des cris atroces. Elle lui arrivait de surprendre des bribes de phrases incohérentes : Transludie, jpc, katanäe, Landquist. Ces rêves étaient toujours suivis d’une activité analogue la journée. Ainsi, la nuit ou il criait ‘Empire Builder’, il passait son repos à s’efforcer de créer une réseau ferrée dans son jardin.

Tout ceci, bien que peu banal, n’était en aucun cas alarment et je lui donnais un traitement en conséquence, à savoir du Benzithrolgulatiopheme en sirop douze fois par jour.

Mais malgré ceci, la situation s’est peu à peu dégradée pour la sécurité du bien public. En effet, un jour il a été pris au radar à 240km/h sur l’autoroute, prétextant au gendarme qu’il était au volant d’une 2CV GTI, et qu’il poursuivait une F1, dans lequel étaient des extra terrestres chtones.

Une autre fois, n’ayant jamais mis les pieds sur un bateau, il a loué un 9m pour traverser l’Atlantique, les gardes cotes l’ont ramenés avant qu’un malheur n’arrive.

Mais ce qui me décide à vous envoyez mon malade, ce sont ces derniers faits. Hier, en arrivant à mon cabinet, j’ai trouvé sa femme en pleurs devant ma porte. Un de leur enfant est tombé dans une fosse que M. Thibouville avait creusé dans leur jardin. Le petit n’a que des contusions légères. Quand on demande a mon patient qu’elle est le motif d’un tel trou, il répond que c’est en cas d’une attaque de mammouth ou de rhinocéros laineux.

Il passe maintenant ses journées, à attendre, hagard, devant sa boîte aux lettres. Et si par malheur il n’y a pas de courriers pour lui, il entre dans des crises effroyables. Imaginez-vous les dimanches et les jours féries. Il semblerait donc que ceci est une piste notable. Mon patient doit faire un blocage de petite enfance, peut-être a-t-il été mordu par un facteur étant enfant.

Je pense qu’il va falloir envisager l’internement, aussi je vous joints le dossier de ce patient. N’hésitez pas à me tenir au courant de l'évolution, car ce cas m’intéresse énormément.

 

Prof. Ribouldingue



Réponse du cher confrère :


Cher professeur,

Nous voici face à un cas qui à déjà été répertorie par les autorités il y a environ une dizaine d’années. Ce sont les pratiques d’une secte très dangereuse pour le gouvernement en place. Il semblerait qu'ils prennent plaisir avec des activités non contrôlées par l’état, le foot, les voitures, la télévision ne leur suffisant pas. Tout ceci dépasse nos compétences médicales et relève du secret-défense.

Aussi je vous joints un fusil hypodermique ainsi que deux numéros de téléphone qu’il faudra appeler lorsque vous verrez de nouveau M. Thibouville. Il est IMPERATIF de ne pas le laisser sortir de votre cabinet, avant que les forces de l’ordre ne soient en place.

Bonne chance.

 

 

 

Chers amis Transludiens, bonjour,

Ne vous inquiétez pas j’ai pu intercepter ces lettres. Mais restons vigilant, il semblerait que nous dérangeons par nos pratiques peu ou pas comprises.

Qu’importe, longue vie à Transludie, longue vie à ses jeux, à son association de passionnés et un grand coup de chapeau à tous les bénévoles sans qui tout ceci ne tournerai pas.

 

 

 

n.d.l.r. : mes remerciements à Jean-Marc pour cette page, prévue pour le Far Play n°50 et tenu en réserve... par mon micro ! et Publié dans le Far Play 51