Trajan

TRAJAN

« 110 après JC – L’Empire romain, gouverné par l’Empereur « optimus princeps » Trajan, est à l’apogée de sa gloire. Toutes les frontières sont sécurisées et le peuple peut concentrer son attention sur des questions internes à l’empire de Rome. Saisissez vos chances et augmentez votre puissance! Avec des tactiques appropriées, vous pouvez vous montrer plus habile que vos adversaires et finalement crier victoire »…

Type : Gestion impériale
Nombre de joueurs : 4
Nombre de coups : Une centaine
Origine : Stefan Feld (éd : Ammonit; Gigamic)
Thème : Gérer l’empire romain aussi bien qu’un empereur
Présentation :
« 110 après JC – L’Empire romain, gouverné par l’Empereur « optimus princeps » Trajan, est à l’apogée de sa gloire. Toutes les frontières sont sécurisées et le peuple peut concentrer son attention sur des questions internes à l’empire de Rome. Saisissez vos chances et augmentez votre puissance! Avec des tactiques appropriées, vous pouvez vous montrer plus habile que vos adversaires et finalement crier victoire ».
Bon, cela, c’est la présentation de l’éditeur. Mais ne vous attendez pas à une simulation un peu réaliste des difficultés de gestion de l’empire romain. Le jeu est de Stefan Feld, auteur talentueux et prolifique (Notre-Dame, Les Châteaux de Bourgogne, L’Année du Dragon, Macao, etc.) et ce créateur aime donner un habillage thématique, parfois artificiel, à des créations ludiques souvent abstraites, mais très intelligemment pensées, avec des mécanismes plutôt originaux.
Et c’est tout à fait le cas avec Trajan: Stefan Feld reprend le système d’un très ancien jeu africain, l’awalé (ou awélé). Chaque joueur a un plateau individuel avec six coupelles: à chaque tour, il prend les cylindres (qui peuvent être de six couleurs différentes) et les « sème » à raison d’un cylindre par coupelle. L’emplacement d’arrivée du dernier cylindre est alors activé et l’action correspondante est alors jouée. Et chaque action peut rapporter des points de victoire (ou éviter d’en perdre) : Commerce dans le Port; Action politique au Sénat; Privilèges au Forum; Engagement militaire dans les provinces; Construction dans la Ville; optimisation de l’Arc de Triomphe.
C’en est au point que le joueur se trouve, de prime abord, quelque peu désarmé devant l’éventail des possibilités offertes, d’autant qu’à force de courir plusieurs lièvres à la fois, on court le risque de n’en attraper aucun. C’est un jeu où il y a très peu d’affrontements directs avec les autres joueurs, mais une course permanente pour s’approprier les bonnes cartes ou les meilleures cases. Et il y a une frustration excitante dans ces « semis » où il faut combiner nombre et couleur des cylindres pour arriver à réaliser, en plusieurs tours, l’action dont on a un besoin urgent. C’est incontestablement une belle réussite de Stefan Feld, une mécanique inspirée et originale, avec des choix difficiles et une réflexion exigeante. Un jeu très riche dont on se dit qu’il faudra plusieurs parties pour dire qu’on commence à en faire le tour.
Trajan fait partie des jeux pratiqués selon la formule « JEU RAPIDE » à Transludie. Il y a une centaine de tours environ en successif. Il ne faut pas que la partie s’éternise, sous peine de durer des années. Donc deux conditions pour s’inscrire :

  • 1° ) Avoir une adresse e-mail qui permette d’envoyer ses ordres et de recevoir les comptes-rendus
  • 2° ) Accepter les principes de fonctionnement suivants :
    – le G.O. donne un délai de 4 jours aux joueurs pour qu’ils renvoient leurs ordres ; si un joueur n’a pas renvoyé ses ordres dans les délais, le G.O. lui fait un message de rappel, avec un nouveau délai de 2 jours ; faute de réponse, il le déclare ONR et résout le tour en cours

Complexité du jeu : 6 / 10
Négociation : 2 / 10
Temps de rédaction des ordres : 4 / 10
Part du hasard : 5 / 10
Interdépendance : 8 / 10
Ce jeu est présenté pour la 1ère fois par Transludie
Complexité de l’arbitrage : 5/ 10
Temps d’arbitrage : 3 / 10 PC indispensable (tableur Excel)